Introduction
Qui se souvient de la fois où j'avais équipé une vielle tour NZXT H500 d'un panneau en bois perforé moche et mal mesuré pour hypothétiquement augmenter ses performances thermodynamiques?
Non? Personne?
He ben c'est reparti, cette fois-ci pour réaliser un support de disque dur en BOIS avec pour objectif l'ajout d'un bon vieux disque qui tourne au pire NAS de l'univers.
Le pire NAS de l'univers
Okay c'est quoi cette histoire de NAS là?
Je me suis retrouvé avec quelques disques dur de 2TB, dont un qui était dans ma tour principale comme "backup" et un carrefour d'autres sympathiques circonstances:
- J'ai besoin d'un ordi pour regarder Dragon Ball Super en faisant du rameur dans ma salle de sport moite qui-fait-peur et se situe au lieu-dit DANS MA CAVE;
- J'ai une vieille tour NZXT H500 qui traîne avec un Intel i7 6700 et 16GB de mémoire;
- Tout le monde parle de ZFS en ce moment et je manque cruellement d'expérience avec ce système de fichiers;
- Je pourrais créer un gros NAS et/ou espace de backup pour mes autres systèmes;
- On dit beaucoup de bien de Fedora Linux ces derniers temps et j'ai envie de l'essayer.
La tour
A noter que ma précédente modification non-nécessaire de matériel informatique concernait la tour NZXT H510 et pas la H500.
Pourquoi j'ai autant de tours NZXT mal ventilées et étriquées?
Un moment elles étaient très à la mode et leur taux-d'acceptation-de-la-part-du-partenaire-féminin-ou-équivalent-non-hétéronormé est elevé.
Ceci dit, cette tour est un des pires choix possibles pour un NAS.
Ella a une baie de deux disques durs plus étroite qu'un cheeseburger du McDo en bas de la tour, en regarde de l'alimentation, qui est rivetée au bas de la caisse donc impossible de la retirer pour travailler dessus plus confortablement.
Deux disques pour un NAS c'est pas fantastique. Je voudrais pouvoir en ajouter au moins un de plus. Et alors c'est l'horreur pour les remplacer, faut pratiquement démonter toute la tour.
Le bas de la tour possède deux emplacements pour SSD SATA. J'ai "réussi" (lol) à visser un disque dur sur une plaque à SSD et je l'attache avec la mono-vis disponible, tourné de 90° parce que sinon ça rentre pas.
Le truc tient super mal et tourne quand on bouge la tour en plus d'être vaguement incliné de manière foireuse. Je suis pas super fier mais bon.
Fedora
J'ai toujours eu tendance à rester dans la famille Debian. Mis à part la fois où c'était Manjaro. Pendant 4 ans.
Je parle de familles Linux un peu comme si c'était Game of Thrones sauf qu'il n'y pas vraiment de famille Linux maléfique galleuse, à moralité déchue, ou affreusement riche.
Enfin, les gens vont vous dire que c'est Ubuntu. Mais bon. Ils ont tort.
Tout comme ceux qui pensent que de nouvelles familles apparaissent sans cesse et qu'il y en a une centaine. En vrai, il y avait plus de familles Linux dans le passé que maintenant (par contre il y a plus de distributions différentes).
Je sais que certains pensent qu'OpenSUSE et Gentoo sont toujours d'actualité (j'ai même vu une vidéo sur Slackware l'autre jour, SLACKWARE, vous vous rendez compte? Non mais sérieusement Slackware quoi, haha, incroyable).
Tout ça n'explique toujours pas pourquoi Fedora, de la famille Redhat.
Une des motivations est de pouvoir recommander une distribution à de nouveaux aventuriers ou exilés de Windows (ou les deux).
Mes besoins sont plutôt simples: Gnome avec très peu de modifications (quelques extensions et raccourcis modifiés), un terminal en plein écran avec tmux dedans.
Et voilà c'est tout. J'utilise pas de casque bluetooth, d'écran ultra-wide-miniature-de-l'espace combiné à deux autres écrans qui ont des fréquences de raffraichissement différentes, je choisis expressément des ordis portables sans cartes graphiques, sans écrans tactiles et sans système de son 7.1 avec subwoofer de 2 centimères cube, je joue pas sous Linux et j'utilise vim comme éditeur.
Et générallement je suis sur l'ordi portable en utilisant le clavier et l'écran de ce dernier, et son touchpad quand j'ai besoin d'un dispositif de pointage. Quand je suis sur un écran externe, c'est strictement un seul écran (de gaming incurvé mais bon...).
Les vrais gens ont tous au moins un cas d'utilisation qui est un peu bancal sous Linux. Parfois juste les écrans haute densité de pixel c'est un problème (en partie dû à la transition Wayland toujours en cours).
Jusqu'à présent je recommandais Mint sauf qu'ils sont vaguement les seuls à utiliser l'environnement de bureau Cinnamon.
Ubuntu serait mon second choix mais j'avoue que les Snaps c'est pas fantastique comme plan. Ceci dit... Je suis sur Ubuntu. Mais comme dit plus haut je passe ma vie dans un terminal ou un navigateur et j'ai juste les snaps obligatoires d'installés.
Manjaro? Pourquoi pas mais cette distro reste vraiment chelou en cela que l'équipe a l'air d'être 5 ados dans un dortoir et c'est une rolling-release, ce qui a tendance à générer des conflits de mises à jour ainsi que des mises à jour qui cassent des trucs du jour au lendemain (toutes les distros Linux ont cette tendance à des degrés divers).
Arch? Je pourrais recommander Arch si j'installe tout un gros paquet cadeau à préparer à l'avance pendant quatre heures mais on aura les mêmes soucis qu'avec Manjaro par après, en plus qu'il n'y aura rien de "standard" en raison de la flexibilité inhérente à cette distribution.
NixOS? J'ai la quarantaine, venez pas m'embêter avec vos trucs de Hipsters Okay?
Fedora? Les gens ont l'air de dire que c'est bien sur les internets. Linus Torvalds lui-même le quémande pour son ordinateur (qu'il utilise peut-être pas) construit dans une vidéo Youtube où il côtoie l'autre type qui s'appelle Linus.
Problème: on est à Fedora 40-kekchose et je me suis arrêté à Fedora Core 2.
Point positif: ils ont l'air d'utiliser principalement Gnome, et une version assez pure. Ce qui me convient parfaitement.
Je vais ensuite passer 1 heure sur l'assistant de mise en place de la config de stockage de l'installateur de Fedora qui s'avère savoir ce qu'il veut à forte mesure.
J'ai pas pensé à prendre des captures d'écran ni prendre des notes de l'aventure mais je me souviens qu'il voulait une partition /boot séparée, que j'ai dû bricoler un espace EFI avec une taille arbitraire (je capte rien à EFI lol) et surtout, qu'il refusait d'utiliser ZFS comme partition racine.
Effectivement, ZFS n'est pas inclus de base dans les noyaux Linux "standards" à cause d'un gag avec sa licence. Rappelons au passage que le projet vient de Solaris et a été adapté pour Linux.
Le site du projet a un design digne du web appelation d'origine contrôlée et propose les différentes versions des utilitaires et du module noyau.
Module qui doit être compilé et ajouté par la suite. Après n'allez pas télécharger le bazar depuis leur site, ZFS devrait être dans le gestionnaire de paquets de toute distribution qui n'est pas Slackware.
Je suis tout de même moyennement surpris de découvrir que seule une poignée de distributions incluent ZFS d'office dans tous leurs noyaux, et c'est principalement Proxmox (et un peu Ubuntu bien qu'ils disent que ZFS comme racine est expérimental).
J'ai pas tout compris des risques, on dirait que l'installation de certains noyaux mal supportés pourraient empêcher un système avec ZFS-racine de démarrer.
Ceci dit, ZFS a un module DKMS qui est supposé automatiser l'inclusion dans les nouveaux noyaux de la distribution automatiquement et on dirait que ça fonctionne plutôt bien.
En cas de problème vous pouvez toujours choisir un ancien noyau ou utiliser un CD de récupération qui inclus ZFS. A vue de nez le "risque" n'a pas l'air extrême pour un projet expérimental qui tourne dans une cave humide.
N'empêche, je comprends bien l'intérêt d'avoir l'OS séparé de la partition "stockage" et de n'utiliser ZFS que pour ce "stockage", il devient alors portable (pseudo-indépendant de l'OS) et l'OS peut démarrer même s'il y a un soucis avec ZFS dû à un gag de noyau ou autre.
C'est un petit spoiler pour la suite mais je découvrirai aussi plus tard que c'est bien pratique si on doit recréer entièrement le pool ZFS.
Tout ça c'est super sauf que j'ai pas de SSD ni de disque réservé à l'OS.
J'aimerais aussi bien que l'OS soit sur un RAID logiciel histoire de pas le perdre en cas de problème sur un disque dur.
Du coup j'aurais:
- Un RAID 5 pour ZFS et mon espace "stockage";
- Un autre RAID 5 (ou 10?) pour l'OS.
J'ai pas mal de possibiltés, y compris LVM en mirroir (n'a pas l'air recommandé) et BTRFS qui propose des modes RAID.
J'ai pas beaucoup d'expérience avec BTRFS mais lui est bien inclus dans le noyau Linux depuis longtemps, pourquoi pas utiliser leur RAID 5.
He bien... Parce qu'ils te disent de PAS LE FAIRE si tu veux pas perdre tes données. Et que je sache ça n'a pas changé depuis 10 ans.
Pourquoi proposer ces modes s'ils puent du pet? Ils ont vraiment besoin de 10 ans de beta-testing pour finalement pas avancer sur la question?
Bon ben il ne reste plus que le vénérable RAID logiciel Linux mdraid que j'utilise depuis 20 ans.
Je sais que chez Proxmox, ils recommendent ZFS-racine plutôt qu'un mdraid en citant une fiabilité accrue.
Je sais pas pourquoi, j'ai jamais vraiment eu de problème avec mdraid et c'est de facto une approche immensément plus simple que ZFS à cette problématique.
Ma grande naïveté projetait ce type de disposition à répéter sur chaque disque dur:
- Partition 1: mdraid 5 avec "/" (la racine) dessus;
- Partition 2: espace libre pour créer le pool ZFS après l'installation.
Cependant: j'ai oublié de créer un espace pour le swap comme chaque fois que j'installe Linux dans ma vie. Je sais même pas pourquoi je m'obstine à créer un espace swap.
Autre cependant: l'installateur veut absolument une partition boot séparée qui ne soit pas un mdraid sauf si c'est un RAID 1 (alors que j'utilise des mdraid boot ou racine depuis 20 ans mais bon).
Je vous avais dit que Fedora avait des opinions fermes sur les dispositions de stockage. Je savais pas que ça allait être plus ferme que mon grand fessier quand je regarde l'évolution du prix de la mémoire vive en 2026.
Bon et alors j'ai aussi oublié une partition pour EFI (truc de boot que je sais pas expliquer lul).
ON RECOMMENCE.
Remarquez que j'ai encore oublié le swap. TANT PIS, PAS DE SWAP je refais pas tout une cinquième fois. Au pire je peux utiliser un fichier de swap comme Windows il fait.
La partition /boot doit obligatoirement être un RAID 1 pour des raisons.
J'aurai appris de cette expérience qu'il est possible de créer un mdraid 1 avec plus que deux disques. Le résultat est juste d'ajouter encore plus de copies des mêmes données.
C'est-à-dire qu'on divise l'espace max par la quantité de disques (c'est complètement débile, non?) et la vitesse d'écriture est de plus en plus horrible quand on ajoute des disques (c'est complètement débile, non?) mais peut-être que la vitesse de lecture est mieux. Peut-être.
On s'en balance, c'est juste /boot.
La partition EFI ne peut pas être un RAID, ça doit obligatoirement être un bidule formatté en FAT (vieux système de fichier). Mais ça c'est normal, juste un peu embêtant.
Ma solution pour pouvoir perdre un disque et tout de même pouvoir démarrer sur un autre consiste en un bon gros plan de hacker impliquant efibootmgr et des données possiblement pas à jour du tout à moins d'automatiser quelque chose pour tenir les partitions EFI à l'identique et je sais même pas si quelque chose les modifie de toutes façons et je pense que je vais oublier de le faire et qu'on va en rester là d'autant plus que je comprends toujours pas ce que ça fait l'EFI.
ZFS
Installer ZFS et créer mon pool en raidz 1 (équivalent du RAID 5 = un disque de redondance) sera étonnamment simple.
Le module noyau monte même les volumes tout seul (si tu lui demandes, consentement oblige).
On a bien la grosse réservation de la MOITIé DE TOUTE MA MéMOIRE pour euh... Ce qu'on pourrait décrire de manière raccourcie comme un cache en lecture (et aussi pour les écritures non-synchrones).
Normalement, le noyau essaye de récupérer une partie de ce cache en cas de grosse contention de mémoire. Normalement. En vrai je sais pas ce qui se passe si on venait à manquer de mémoire et j'ai pas les moyens d'en acheter plus.
Tant pour les écritures asynchrones que pour les lectures en général, le "cache" ZFS est autrement plus efficace que celui du noyau donc ça sert pas à rien.
Ouais j'aurais pu mettre des couleurs différentes pour distinguer les résultats mdraid des ZFS mais je capte rien à Excel. Enfin, LibreOffice.
Autre déboires à la RedHat
Je commence par installer Samba histoire de créer mes partages de fichiers.
Et y a rien qui marche.
Déjà, un firewall est actif maintenu par firewalld via nftables. Moi je regardais avec iptables qui est installé de base et je voyais rien.
Pourquoi iptables est installé alors?
Passons. De toutes façons ça marche toujours pas.
C'est là que je me suis rappelé de l'existence de SELinux. Un module noyau dédié à la sécurité qui vérifie toutes sortes d'actions avant de les autoriser au refuser en passant tout ça dans une crapautée de règles incompréhensibles.
Je pensais pas qu'il était actif par défaut, mais il l'est. J'ai cru comprendre que SELinux est très ennuyeux à activer par après.
Après avoir essayé des trucs plus granulaires, je finirai par utiliser un "booléen" tout fait qui autorise Samba à fonctionne plus ou moins normalement.
En gros j'ai utilisé ces deux lignes (attention sans "-P" c'est pas permanent, évidemment lol):
setsebool -P smbd_anon_write on
setsebool -P samba_export_all_rw on
On rigole pas avec la sécurité dans la famille RedHat.
Problèmes de lenteur
Je pensais qu'avec trois disques j'aurais des performances pseudo-correctes en lecture.
Je pensais. Les performances en lecture aléatoire sont un peu pourrax et le démarrage prend pas mal de temps.
Je le vois rien qu'avec updatedb qui ruine les perfs avec un maximum de préjudice quand il tourne.
Ce truc updatedb est un peu l'équivalent de l'infernal "service d'indexation de la recherche" sous Windows: il crée un genre d'index de tous vos fichiers pour accélérer vos recherches en commençant par rendre votre ordi inutilisable si vous n'avez pas un SSD.
Je conseille de désinstaller ce truc, même sur un SSD:
De là découle le malencontreux projet qui engendrera cet article étrange: Ajouter quatrième disque dur dans cette tour déjà pas faite pour en avoir trois avec une config de disque potentiellement foireuse.
Le PROJET
Okay, essayons d'ajouter un disque dur, j'en ai justement un qui traine sur lequel quelqu'un a écrit "1 bad block". Parfait, ça va bien se passer.
Par contre il y a vraiment plus de place dans cette tour pour mettre un autre disque dur. Ou mou, voire demi-mou.
J'avais pensé le poser à l'extérieur en sortant les cables de derrière la tour. En partie parce que j'ai déjà fait ce plan.
Je pourrais même le sécuriser avec du ruban adhésif.
Toutefois, ne serait-il pas temps d'arrêter les raccourcis, et aller au bout des choses pour une fois plutôt que de fondre une vieille tranche de gouda au micro-ondes en guise de diner et d'accrocher des disques durs là où ils ne devraient pas se trouver dans l'ordre normal de l'univers?
Faisons comme ça.
Je pourrais l'arrocher sur l'emplacement pour les ventilateurs à l'avant de la tour. Lequel est doublement inutile parce que:
- L'avant de la tour est fermé à 98%;
- Il fait max 12° dans ma cave.
Il me faut un support pour accrocher le disque dur. J'attrape mon imprimante 3D pour produire exactement les bonnes dimensions avec un fin rebord de chaque côté et des lamelles haut dessus et en dessous à la bonne dimension pour des fixations de ventilateur 120mm.
MAIS NON HEIN, je vais le faire en bois. Qui a besoin d'une imprimante 3D quand il a accès à la puissance de la FORET?
Gabarit
Les disques durs présentent des TROUS DE VIS sur le côté mais aussi en dessous. Ces vis sont très petites et pas très longues. Contrairement à mon chat.
Je pense créer une vieille plaque à fixer sous le dispositif de stockage de masse pour ensuite lui fixer un autre bout de bois plus long qui servira à la fixation dans la tour.
Pas besoin de plan je vous montre de suite, on commence par marquer les quatre trous.
On le pose ensuite sur une plaque en bois prédécoupée à la main à peu près aux dimensions d'un disque dur en regrettant de ne pas avoir découpé une plaque un peu plus spatieuse parce que, là, les trous sont difficiles à aligner et très, très au bord.
On fait semblant de rien et on continue à ajuster la feuille sur la plaque avec douleur, appréhension et un serre-joint:
Des petits trous
Ensuite, on perce. Un trou plus ou moins de la taille du filet des petites vis. Il est un peu plus petit mais c'est pas grave on bourrera dedans.
Par contre, le verso ne respire pas la fraicheur. D'abord parce que j'ai utilisé la plaque pour gratter le givre sur mon pare-brise un matin mais surtout parce que les sorties de trous sont moches et pleines d'échardes.
On va se polir la planche à l'aide de ce bon vieux Dremel, l'outil préféré des geekos.
N'oubliez pas votre matériel de sécurité! Casque pour le bruit, lunettes de protection, et coquille dans le slip pour les rebonds.
OK, cool. Le dernier problème à régler: l'épaisseur de la plaque est la même que la longueur des vis. Et alors, ça va pas visser. Du tout.
Il s'agit d'élargir l'entrée des trous pour que les petites vis puissent protubérer (c'est un vrai verbe je vous jure) de l'autre côté d'une longueur suffisante pour se fixer dans les filetages sous le disque dur.
J'ai pas 15000 forets, je vais devoir sortir ma "petite" perceuse.
Test du prototype
Voici ce que ça donne sans vis, collé à l'arrière du disque dur:
Petit test de fixation:
On s'en doutait absolument pas du tout mais un des trous est mal aligné. Pas grave, 3 vis sur 4 c'est très bien (proverbe très connu des ingénieurs).
Je ne résiste pas à vous le montrer de profil, regardez comment c'est beau:
Module de fixation dimensions ventilateur
Il me faut un genre de languette-qui-dépasse avec un chanfrein (il faut pas de chanfrein j'avais juste envie de placer le terme) que j'utiliserai pour y placer une vis autoforeuse dans les trous réservés à la fixation de ventilateurs sur l'avant de la tour.
J'agrippe un ventilateur de 120mm qui trainait dans le coin pour visualiser la largeur nécessaire, puis je coupe une languette à la bonne dimension.
On assemble ensuite les deux pièces, avec des vis trop grandes. Parce que j'en ai pas d'autres sous la main.
Je pense que ça va pas le faire cette saillie fantastique, je vais devoir ressortir le Dremel et couper ça.
Après 5 secondes d'étincelles dans la face pour pas beaucoup avancer, je décide de sortir le GROS DREMEL et balancer 1200w et 11000 tours minutes dans un disque de chez Action à 1€ (ne faites pas ça chez vous, vérifiez la date d'expiration et n'oubliez pas que ces disques peuvent exploser).
De profil c'est plutôt réussi:
Résultat final
Ouuuuuh voici venu le moment de poster sur JackyPC!
Je vais juste un tout petit peu regretter d'avoir choisi les dimensions des ventilos de 120mm étant donné le peu d'espace disponible pour passer une vis dans la fixation:
Vu de devant avec la face avant toujours retirée:
Je me lasse pas d'admirer la finesse du montage et la beauté de ces fibres sinueuses de cellulose de sapin de noël.
De l'intérieur c'est encore plus beau.
Les performances sont-elles meilleures avec 4 disques?
Mon intuition penche vers "oui". Pourtant, on sait jamais. Ces disques pourraient compter une brebis galeuse en leur sein.
Comme j'ai un RAID "Linux" et un raidz ZFS, je vais pouvoir perdre plein de temps à tester les deux. Chouette.
Ajouter le disque
Ajouter le disque à un mdraid 5 existant est "très" simple:
- Copier la table des partitions d'un disque existant vers le nouveau et bricoler un bidule pour s'assurer que le nouveau disque ait un identifiant unique;
- Ajouter la partition au RAID existant.
Voilà, ça rebuild (pas oublier un petit resize2fs pour occuper tout l'espace dispo).
Et pour ZFS alors?
He bien, après moultes recherches et tentatives, il s'avère... Que c'est vraissemblablement juste totalement et irrévocablement impossible d'ajouter un disque à un raidz1 existant.
Oui, je suis aussi choqué. Mettez-moi un petit commentaire si j'ai tort, s'il vous plait.
Le plan "envisageable" consiste à ajouter un nouveau raidz1 identique (c'est à dire de trois disques) et le mettre vaguement en RAID 0 avec l'autre.
Vous aurez compris qu'ajouter encore deux autres disques à cette tour risque de créer une singularité et un portail vers les enfers dans ma cave, ce que je préfère éviter pour l'instant.
Comme un innocent j'ai tout de même essayé d'ajouter le disque seul au raidz1 existant mais je pense qu'il l'a mis comme spare (disque de rechange) ou euh... Ouais je sais pas du tout ce qu'il a fait parce que c'est pas écrit mais ça n'a pas marché. Du tout.
Finalement j'ai suivi le conseil de quelqu'un sur Reddit en copiant tous mes épisodes de Dragon Ball et mes photos de pingouins sur un autre stockage puis j'ai détruit et recréé entièrement le pool ZFS.
Peut-être qu'ils avaient vraiment fort raison chez Fedora de m'empêcher d'avoir ce RAID ZFS non-modifiable comme volume racine. Merci les gars.
Mais euh... Du coup ZFS c'est bien. C'est bien?
Je vois souvent revenir que, attends, t'as rien compris le but de ZFS c'est la fiabilité maximale. Genre ext4 il a la fiabilité de mon gros derche arpès un Buldak (je suis vraiment désolé).
Je dois vous avouez ne pas être convaincu mais en même temps c'est soit ZFS, soit le VIEUX RAID Linux puisque... Ben y a juste rien d'autre de viable (oui, je connais LVM).
J'ai fait des benchmarks
J'ai déjà posé un graphique pour les lectures et écriture "avec cache" activé.
Les prochains résultats demandent spécifiquement de nier tout système de caching, et produit des écritures bien synchrones comme ZFS les aime pas mais ça, c'est un sujet pour une autre fois.
Au niveau lecture séquentielle, ZFS est juste moins bon que le bête RAID Linux. Probablement parce qu'on a droit à aucun caching.
Le passage sur 4 disque m'a fait gagné un bon bout de performance mais on est pas encore au niveau du RAID Linux qui a l'air de lire sur 3 disques en même temps.
Pour l'écriture séquentielle, ZFS est meilleur que le RAID Linux. D'après mes tests l'écriture sur 3 disques ZFS était identique à celle sur 4 disque mdraid. Sur 4 disques ZFS l'emporte assez largement alors que l'écriture synchrone est considéré comme une faiblesse de ZFS.
Après, les RAID 5 sont connus pour être un peu moisis en écriture mais je m'attendais pas à ce que ça soit si mauvais pour le RAID Linux.
En lecture et écriture aléatoire le PIRE test semble toujours impliquer des blocs de 4Kb. CrystalDiskMark présente célébrement ce résultat en dernier et il est souvent bien pourrave.
Je sais pas pourquoi ni comment et j'ai pas cherché à comprendre ni testé d'autres scénarios de lecture ou écriture aléatoire en me disant que j'allais d'office y gagner.
Sauf qu'en fait non. J'ai perdu en 4k aléatoire en ajoutant un disque.
Du coup je regrette un peu de pas avoir testé d'autres scénarios en me disant que le "pire" allait être représentatif et je commence à me demander si c'était vraiment utile d'ajouter un disque en plus pour les performances.
L'utilité de ces comparaisons approche-t-elle du vide interstellaire? Peut-être.
Le pire cas possible au monde de l'univers consiste à lire et écrire en même temps les fameux blocs de 4k qu'on-sait-pas-trop-pourquoi ils doivent faire 4k.
Et là on voit que ZFS est meilleur mais bon... On parle d'une centaine de KB/s. C'est comme si je disais que j'étais moins chauve qu'un tel parce que j'ai trois cheveux et il en a un seul.
Conclusion
ZFS c'est bien si vous avez beaucoup de mémoire, beaucoup de disques mais pas trop et une machine puissante.
Et c'est peut-être une bonne idée de pas mettre le système d'exploitation dessus. Par contre c'est peut-être une mauvaise idée de mettre le système d'exploitation sur un autre type de RAID logiciel.
Evidemment, on aura pas creusé grand chose comme optimisations mais c'était pas le but non plus.
Aussi, Fedora c'est nul.
J'espère que le nouveau mod pour tour H50X sera utile à d'autres. J'ai l'impression que j'ai pas terminé de ruiner cette tour donc revenez me rendre visite de temps à autres.

























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