Quelqu'un est nostalgique des DROMACARTES à l'époque où ce n'était pas une vieille vidéo à lancer au milieu de 12 pubs pour des pilules de poussage-de-cheveux?
Je vous présente mon dernier projet: capricartes.dkvz.eu
Pour aller un petit peu plus en profondeur, le but du projet était de:
- Ecrire une app. 100% Javascript, sans frameworks, avec ES6, sans Babel (je n'utilise par exemple pas les string litterals, spread operators, ES6 modules (très récent celui-là).
- Ne pas utiliser de "framework CSS", je fais tout moi-même ici, ce qui m'a rappelé à quel point c'est horrible d'essayer de styler des éléments de formulaire - Et de faire des formulaires en général. La nature du projet est une excuse naturelle aux choix esthétiques douteux et couleurs dégeulasses.
- Relatif au dernier point, utiliser SASS.
- Ne pas utiliser le contexte global. Le présent blog greffe un gros objet appelé "app" au contexte global (l'objet window) - Capricartes utilise une classe isolée du contexte global, qui se voit injecter document et window.
- Le but étant d'explorer comment on peut tester ce type d'objet (avec Puppet?).
- Utiliser du SVG, dessiner des trucs en SVG, comprendre leurs transformations, comment changer leur taille et styler (y compris animer) indépendamment des morceaux de SVG.
Reste encore à implémenter l'internationalisation, avec une classe que j'ai l'intention d'écrire moi-même pour exercice.
Au départ je pensais utiliser i18next, mais son build minifié prend plus de 40 Kb. Pour ce que j'en fais, je peux reécrire ça en beaucoup plus compact.
Certains effets sont écrits sous forme de classe et sont facilement recyclables dans d'autres projets, par exemple en utilisant un import ES6 (truc du futur).
Tout ceci est un tremplin à mon plan final (je dis ça pour éviter de dire solution finale parce que ça fait bizarre) qui consiste à rassembler une chaine d'outil légère et stable, autour de Webpack, pour générer des apps sans frameworks qui fonctionnent bien, avec Babel pour créer plusieurs builds différents (+ polyfills), internationalisation, routage maison et server-side rendering entre autres choses.
C'est un gros pâté et ça terminera tout le paquet de temps investi pour essayer de comprendre le web moderne. Il y a pas mal de chemin qui s'est déroulé depuis le JS mentionné dans cette parodie (que j'ai réellement écrit quand j'étais ado):
Après tout ça je me remet à écrire du PHP / Symfony ou du Java / Springboot qui envoie des pages sans aucun Javascript (ou à la limite pour ouvrir un modal, A LA LIMITE HEIN).
Même si j'ai beaucoup chié sur React, Webpack et npm, je dois avouer que ces technologies sentent désormais comme chez moi, comme quand je mets mon nez dans mon chat (dans ses poils hein) et que je prends une grosse taffe.
Morale de l'histoire:
L'inconnu fait peur, mais après s'être plongé dedans pendant un an et avoir reniflé tous ses orifices, on se retrouve à avoir du mal à s'endormir sans.
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